|
Un hectare de vigne s’étend le long
de la ferme de Mellemont, à Thorembais-les-Béguines.
Un joyau, surtout pour les amateurs de vin blanc.
Le trio de Thorembals (pas tout
à fait au complet sur notre photo) pourra
trinquer cette année. Sauf si la météo
se montre capricieuse, on attend une excellente
récolte. (Vincent Rocher)
Dans la petite commune de Thorembais-les-Béguines,
trois amis se réunissent chaque samedi pour
entretenir leur bien commun: un vignoble de plus
de 3500 pieds. Le plus grand du Brabant walIon,
qui compte d'autres passionnés dont on a
déjà parlé : Vignoble de l'abbaye
de Villers la ville et le Wavrien Joseph Gillet.
L'aventure perwézienne, elle, a débuté
en 1994. Depuis, elle a fait bien du chemin, avec
une première vendange conséquente
en 2000.
Étienne Rigo (agriculteur)
et François Vercheval (dessinateur à
l'UCL) racontent leur parcours viticole, en l'absence
de leur comparse Pierre Rion (fondateur de la société
IRIS).
· Aviez-vous
une expérience préalable dans le domaine
du vin ?
François Vercheval : Nous en avions chacun
une expérience différente. Je faisais
du vin de fruits depuis quelques années et
je m'intéressais de près au processus
de vinification. A ce titre, je participais activement
à la Gilde Brabançonne des Amateurs
de vin.
Étienne Rigo : Je suis fermier de profession
et je connais les gestes essentiels pour mener à
bien une culture. Mes connaissances des produits
phyto-pharmaceutiques par exemple, me permettent
de combattre les maladies qui surviennent dans la
vigne.
Pierre Rion a été l'initiateur du
projet. Il nous a ramené quelques pieds d'Alsace.
· Les mêmes
pieds qui composent encore aujourd'hui votre vignoble
?
Pas tout à fait. Nous avons fait plusieurs
essais avant de trouver les cépages appropriés
à nos contrées. En rouge, nous avons
le pinot noir. En blanc, nous travaillons à
partir de quatre espèces différentes:
le Rivaner, l'Auxerrois, le Ortega et le Sieger.
· Quel sort réservez-vous
au vin que vous produisez ?
Il est destiné à notre consommation
personnelle. A l'heure actuelle, nous ne commercialisons
pas notre vin. Mais très prochainement, nous
aimerions créer une petite société
qui permettrait de le faire connaître au-delà
des frontières perwéziennes.
·
On ne trouve pas de vins brabançons dans
le commerce.
C'est vrai. Mais la Wallonie compte de nombreux
viticulteurs amateurs qui cultivent dans leur propriété
quelques pieds de vigne. D'ailleurs, historiquement,
les Belges étaient de fervents producteurs
de vin, avant que la bière ne vienne le supplanter.
Les changements climatiques ont modifié la
donne.
·
Le climat en Belgique peut donc empêcher les
bonnes récoltes ?
Oui, en effet. Le raisin a besoin de soleil pour
mûrir. Ce qui n'est pas toujours évident…
Ceci dit, en dépit des conditions climatiques
défavorables, les vignes ont poussé
dans un sol limoneux et sur un coteau exposé
plein est. L'an dernier, la récolte a été
désastreuse. Le mois de septembre était
tellement pluvieux (le plus pluvieux depuis cent
ans) que les raisins ont pourri sur place. Nous
n'avons pas produit une goutte de rouge. Le blanc,
par contre, a tenu le coup. Nous avons profité
du superbe mois d'octobre pour que le raisin se
gorge de sucre. Une étape essentielle pour
la vinification. Plus le raisin est sucré,
moins on doit chaptaliser (ajouter du sucre à
la préparation).
· Le vin blanc
est donc plus répandu chez nous ?
Oui, le blanc est mieux adapté aux régions
septentrionales. Dans notre vignoble, il a une meilleure
tenue que le rouge et résiste mieux aux maladies
et aux difficultés climatiques. Au départ,
le vignoble se composait à 80 % de cépages
rouges. Depuis l'année passée, nous
avons remplacé certains pieds pour atteindre
une production équivalente en blanc et en
rouge.
· Quel type de
vin blanc obtenez-vous ?
Un vin sec et très fruité. Il présente
un nez aux arômes d'agrumes, notamment de
pamplemousse, et un peu de fruits exotiques comme
l'ananas. Il accompagne particulièrement
bien les plats de poissons.
L'an dernier, la récolte
a été désastreuse. Le mois
de septembre était tellement pluvieux (le
plus pluvieux depuis cent ans) que les raisins ont
pourri sur place. Nous n'avons pas produit une goutte
de rouge.
Le blanc, par contre, a tenu le coup. Nous avons
profité du superbe mois d'octobre pour que
le raisin se gorge de sucre. Une étape essentielle
pour la vinification. Plus le raisin est sucré,
moins on doit chaptaliser (ajouter du sucre à
la préparation).
O Le vin blanc est donc plus répandu chez
nous ?
.Oui, le blanc est mieux adapté aux régions
septentrio-nales.
Dans notre vignoble, il a une meilleure tenue que
le rouge et résiste mieux aux maladies et
aux difficultés climatiques. Au départ,
le vignoble se composait à 80 % de cépages
rouges. Depuis l'année passée, nous
avons remplacé certains pieds pour atteindre
une production équivalente en blanc et en
rouge.
Quel type de vin blanc obtenez-vous ?
Un vin sec et très fruité. Il présente
un nez aux arômes d'agrumes, notamme,nt de
pamplemousse, et un peu de fruits exotiques comme
l'ananas. Il accompagne particulièrement
bien les plats de poissons.
|