PRESSE
 
L'Echo - 19 août 2006
 
Le Brabant wallon possède d’excellents vins

En Brabant wallon, trois amis voisins se sont lancés dans l'aventure de la vigne en 1991. Pierre Rion, ingénieur civil (et co-fondateur de la société Iris de Louvain-la-Neuve), fut le premier. Deux ans plus tard, il était rejoint par Etienne Rigo, agriculteur, et François Vercheval, producteur de vins de fruits. ÀThorembais- les-Béguines, près de Perwez, le long de la nationale Gembloux- Jodoigne, ils disposent aujourd'hui de 3,5 ha. Le choix des cépages? En Belgique, deux critères sont impératifs. Tout d'abord, la précocité et la résistance aux maladies. Les trois vignerons ont opté pour le müller-thurgau (croisement du riesling et du sylvaner), le pinot auxerrois et aussi un peu de rivaner et de sieger. Tous des cépages blancs. Mais aussi, et l'audace est à souligner, 2.000 pieds du fameux pinot noir, le grand cépage rouge de la Bourgogne. Les années se suivent sans se ressembler. 2003, avec la canicule, fut remarquable: on a produit cette année-là à Mellemont un rouge franchement très intéressant. On se souvient que quelques connaisseurs situèrent, en dégustation «à l'aveugle», le pinot noir brabançon wallon en Côtes de Nuits bourguignonne. Et d'avancer même: «Chambolle-Musigny?» Il faut également souligner les faibles rendements de production: 20 à 25 hectolitres à l'hectare alors que les appellations bourguignonnes (avec les «grands crus») peuvent produire de 35 à 40 hectos/ha. 2004 aura été une année assez fraîche qui a bénéficié au blanc et donné un rouge agréable, aromatique, délicat mais néanmoins coloré et concentré. Et 2005, goûté cette semaine, semble très prometteur avec un blanc de müller-thurgau et d'auxerrois (à part égale) vif, léger (moins de 11° d'alcool), tonique. Un vin non collé et non filtré que l'on retrouvera agréablement en compagnie d'huîtres, de terrines de poisson et d'anguilles au vert. Le rouge 2005, à la fin de son élevage en fûts de chêne (non neufs), se montre harmonieux, bouqueté, aux notes de petits fruits rouges. Pour accompagner blanquette de veau et des fromages... belges, peu puissants.
Ces vins sont distribués par A. Mouchart, rue E. Cattoir, 11, à 1050 Bruxelles, 02/648 51 34.
Le blanc (10,89 euros), le rouge (15,42 euros).

LES «PRIMEURS» DE BORDEAUX

Décidément, malgré les vacances, la vente des «Primeurs» 2005 à Bordeaux continue à faire l'actualité. Un de nos bons importateurs nous a fait une remarque intéressante. Si, particulièrement cette année, le bon achat ne résiderait pas dans les seconds vins de ces stars devenues pour beaucoup inaccessibles? Ils peuvent coûter jusque parfois huit fois moins cher que leur frère aîné. Voici quelques prix de ces seconds vins sur le tarif de Catulle : Carillon d'Angélus (42 euros), Haut-Bages Averous, le second de Lynch Bages (27 euros), Carruades de Lafite (49,50 euros), Clos du Marquis, second de Léoville Las Cases (41 euros), Pagode de Cos d'Estournel (29,50 euros).
Ces prix s’entendent TVA et livraison incluses.
Plus de renseignements sur www.catulle.com.

Patrick Fiévez
   
 
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